Territoires profonds, 2011 - 2020

Christian Tangre Les îles 2020 146 x 20

Les îles

2020

146 x 200 cm

L'anniversaire 2016, ht,  130 x 160.jpg

L'anniversaire

2016

130 x 160 cm

Le défilé, 2015, 171 x 210cm.jpg

Le défilé

2015

171 x 210 cm

les nuages, 2010,ht, 100 x 120 cm.jpg

Les nuages

2010

100 x 120 cm

Les nymphes, 2018 186 x 213 cm.jpg

Les nymphes

2018

186 x 213 cm

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Sisyphe

2012

97 x 146 cm

L'atelier, 2014, ht,100 x 120cm.jpg

L'atelier

2014

100 x 120 cm

Le nouveau jardin, 2017 ht, 89 x 116 cm.

Le nouveau jardin

2017

89 x 116 cm

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L'ange du chaos, 2013, ht, 130 x 160 cm.

L'ange du chaos

2013

130 x 160 cm

L'année dangereuse

2013

100 x 120 cm

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Les flaques

2013

167 x 200 cm

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L'écran

2017

176 x 210 cm

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Les fantômes

2009

100 x 120 cm

Collection particulière

Les constellations,2010,ht,  120 x 120 c

Les constellations

2010

120 x 120 cm

Le sommeil noir, 2015 ,ht, 210x173.jpg

Le sommeil noir

2015

210 x 173 cm

le banquet 2016,ht, 182 x 208 cm.jpg

Le banquet

2016

182 x 208 cm

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Les 4 éléments

2013

73 x 92 cm

La rivière, 2010,ht,89 x 116cm.jpg

La rivière

2010

89 x 116 cm

Je sais pas 2020 ht 92 x 73 cm.jpg

Je sais pas

2020

ht 92 x 73 cm

le parc, 2011, ht, 165 x 162 cm..jpg

Le parc

2011

165 x 162 cm

Le continent, 2011, ht, 200 x 200cm.jpg

Le continent

2011

200 x 200 cm

Les quatres 130 x 195 cm 2019.jpg

Les quatres

130 x 195 cm

2019

L'écran,_vue_de_l'exposition_à_La_Halle_
Le camp, vue de l'exposition La Halle Fo

L'écran

vue de l'exposition à La Halle Fort de Tourneville

Le Havre

mars 2019

Conter par la peinture ou le dessin un voyage dans des terres composites dont j’apprends à aimer l’étrangeté pour les associations qu’elles laissent émerger, me procure un étonnement permanent et vital. Invitées à rêver au bord du chaos, les formes, les matières et les couleurs retiennent, quitte à laisser filtrer la mélancolie et les illusions perdues, des images enfouies ou reconnues, vraies à force d’être absurdement autres et qui voudraient glisser vers l’oubli. Il y a de la dureté aussi dans ce combat avec les espaces disparates qui surgissent de tout ce qui fait mémoire et qu’il faut apprivoiser pour leur permettre de s’épouser comme des complémentaires. La conduite en œuvre de ce qui veut se faire connaître, tient autant de la haute patience, de la saine incertitude que du métier confiant. Libérer tour à tour les ressources du dessin puis de la peinture pour saisir ce paysage habité d’inconnu qui se livre sous les masques de la nature, c’est tenter à chaque fois de résoudre une impossible harmonie des contradictions, batailler pour qu’un peu de beauté surgisse de l’invention de soi, abandonner toute logique pour que peut-être un sens plus profond éclaire le temps lent d’un regard aventureux.

Le camp

vue de l'exposition La Halle Fort de Tourneville

Le Havre

mars 2019

Relating through painting or drawing a journey into composite lands, whose strangeness I learn to love for the associations they let emerge, brings me a continuous and vital amazement. Invited to dream on the edge of chaos, shapes, materials, blacks and colours hold back buried or identified images, true by the dint of being absurdly different and which would like to glide towards oblivion, even if it means letting melancholy and lost illusions filter through. There is harshness, too, in this fight with disparate spaces that spring up from all that makes memory and have to be tamed so that they can wed as complementary ones. The path to what seeks to get known is as much something of great patience, sound doubts as confident skill. Letting go by turns the resources of charcoal, paint or sculpting materials to seize this landscape inhabited by the unknown which opens up under the masks of nature, is trying each time to solve an impossible harmony of inconsistencies, battle so that some beauty suddenly comes out from the invention of one self, give up all logic so that a deeper meaning may light up the slow time of a venturesome gaze.